Les chenilles processionnaires : un véritable danger

La chenille est un insecte nuisible pour la santé de l’homme. En contact avec la peau elle provoque des démangeaisons douloureuses. La chenille processionnaire est une variété très représentative de ce phénomène, notamment celle du chêne que l’on voit beaucoup dans la partie Nord-Est de la France, mais également la chenille processionnaire du pin qui est un problème depuis de nombreuses années dans la partie Sud de la France et qui remonte progressivement dans nos contrées.

Présentation

Les chenilles processionnaires sont surnommées ainsi en référence à leur mode de déplacement en fil indienne. Ces insectes font parties de l’ordre des Lépidoptères (regroupant l’ensemble des papillons) et plus précisément du genre Thaumetopea, celles du « chêne » colonisent les arbres feuillus, principalement les chênes et celles du « pin » colonisent les résineux, principalement les pins noirs et en particulier les pins noirs d’Autriche qu’on retrouve beaucoup sur le bord de nos autoroutes, ce qui favorise le déplacement rapide de ces animaux.
De couleur gris argenté pour la chenille du chêne et brun pour la chenille du pin. Elles portent toutes deux des poils soyeux et des poils microscopiques d'environ 200 microns disposés en touffes urticantes.  

Quelles sont les nuisances ?

Malheureusement trop méconnues, surtout par les propriétaires des animaux domestiques, les chenilles processionnaires du pin ne sont pas seulement dangereuses pour les humains elles attaquent aussi les animaux qui les approchent.

Chez l’homme, premièrement, les poils de cet insecte peuvent entrer en contact avec la peau, notamment celle qui n’est pas couverte. Après quelques minutes, une éruption douloureuse accompagnée de sévères démangeaisons sera ressentie. Il faut noter que ces derniers se dispersent facilement par le biais de la sueur, le frottement ou encore par l’air, avec l’intermédiaire des vêtements. Le contact avec les yeux entraîne une conjonctivite après quelques heures de développement suivant l’attaque. Pas soigné à temps, cela peut empirer en une cécité. Par inhalation, les poils urticants peuvent atteindre les voies respiratoires provocant des éternuements, des maux de gorge, des difficultés à déglutir et même une incapacité à respirer. Le risque le plus important est en cas de contact par indigestion. Cela provoque une inflammation des muqueuses de la bouche et des intestins. Ce symptôme est encore empiré par une hypersalivation, des douleurs abdominales et des vomissements.

Chez l’animal, surtout le chien, des lésions oculaires peuvent se présenter. Cela est dû à un contact des poils urticaires avec les yeux. Comme pour l’homme, une conjonctivite ou des ulcères de cornée en sont les conséquences. Des lésions cutanées sont à craindre lors des balades en pleine nature et provoquer des lésions importantes au niveau de la peau de l’animal, en particulier le pourtour des lèvres et les parties présentant une peau fine. En outre, des lésions buccales et digestives peuvent bien faire leurs apparitions si l’animal a mis sa bouche en contact avec la chenille. Les symptômes sont les suivants : démangeaisons, difficulté à déglutir et une importante quantité de salive apparaissent. Aussi, la face de l’animal se met à enfler. Il en sera de même pour sa langue. Celle-ci devient même bleuâtre. Pire encore, des ulcères se creusent petit à petit, ce qui mène à la mort de la partie de la langue s’il n’y aucune intervention médicale. Dans le cas où la chenille a été avalée, une inflammation au niveau de l’œsophage et l’estomac est à redouter.

Pour les arbres hôtes, les chenilles nuisent à leur bon développement. Cela est néfaste du fait que la végétation perdra sa croissance à cause de la défoliation. En effet, il y aura une forte diminution de la photosynthèse. Si cela persiste dans le temps, la mort de l’arbre sera à prévoir.

Comment agir ?

Les méthodes de lutte seront les même pour les deux types chenilles. En revanche, les périodes d’interventions ne seront pas les mêmes car elles ont un cycle biologique différent.

Trois méthodes sont privilégiées :

  • 1. Le traitement biologique
  • 2. La lutte mécanique
  • 3. Le piégeage

Le traitement chimique est également une possibilité, ce procédé non sélectif est à réserver aux interventions de faible ampleur ou de rattrapage éventuel.

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